11. Anecdote « Huwa » (Lui)

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Première station : elle fait partie de neuf stations autour de  neuf niveaux de mise en évidence de la résurrection à laquelle font allusion les versets choisis au début de l’indication de manière miraculeuse.

Il sera procédé à la clarification et à l’élucidation, s’il plait à Allah le Clément, de la preuve manifeste et de l’argument péremptoire relatifs à la résurrection mis en œuvre par les versets : « Au nom d’Allah le Tout Clément le Tout Miséricordieux - Glorifiez Allah donc, soir et matin, A lui appartient toute la louange dans les cieux et la terre, dans l’après-midi et au milieu de la journée. Du mort il fait sortir le vivant, et du vivant il fait sortir le mort. Il redonne la vie à la terre après la mort de celle-ci. Et c’est ainsi qu’on vous fera sortir (à la résurrection). [1]»

(Ces stations ne sont pas encore écrites)

11. Anecdote « Huwa » (Lui)

En son nom, Lui le Tout Puissant. Il n’y a rien qui ne proclame sa louange !

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur vous, à jamais !

 

Chers et véridiques frères, j'ai constaté dans une jolie et agréable anecdote ayant trait au monothéisme et qui, pour un moment, m’a marqué alors que je lisais la page de l’air soufflant uniquement en direction des choses  matérielles, au cours d’une randonnée imaginaire et fictive relative au mot « Huwa » (Lui), que l’on trouve dans «Laailaahaillallah » (il n’ y a de divinité qu’Allah ) et « Qulhuwallah » (dis lui Allah…) que suivre le chemin de la foi est facile, très facile en tant que devoir, et que suivre celui du polythéisme et de l’égarement comporte des milliers d’absurdités problématiques. Aussi, vais-je élucider cette longue et vaste anecdote de manière très brève.

Oui, de même qu’une poignée de terre dans un vase sert de support à des centaines d'espèces de fleurs, l’une après l’autre, car si l’on s’en remettait de leur croissance à la nature et aux circonstances, il faudrait qu’il y ait dans ce vase, soit des centaines de machines et de petites usines non seulement symboliques, mais aussi au nombre des fleurs, soit que chacun des atomes qui se trouvent dans cette petite poignée de terre connaît la fabrication de  toutes les sortes de fleurs, avec leurs différentes caractéristiques et organes vitaux, comme s’il  était une divinité détentrice d’une connaissance et d’un pouvoir infinis.


[1]Sourate les Romains, versets 17-19.



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De même il doit y avoir dans chaque composante de l'air et du vent (trône de l’ordre et de la volonté), ainsi que dans l'air existant dans le mot «Huwa» (lui), (correspondant à la mesure d’un souffle, d’un bout de doigt), des centres et des centrales appropriés et capables de transmettre les différents appels téléphoniques et télégraphique, les innombrables émissions radiodiffusées et conversations différentes, existant partout dans le monde, de manière à effectuer toutes ces choses à la fois et en même temps.

En d’autres termes, il doit y avoir, non seulement pour chacun des atomes constituant les composantes de l’air de "Huwa", mais aussi chacun des atomes en présence dans les composantes de l'élément « air », des figures symboliques, des capacités aussi nombreuses que le personnel de la téléphonie, les employés des télégrammes, et tous ceux qui parlent à la Radio.

Il convient que les parties de l’élément air connaisse toutes leurs langues, les fasse connaître et les diffuse, en même temps, vers d'autres atomes, parce que cette situation est déjà visible dans l'air, et chaque composante de l'air comporte une telle tendance.

Dans le chemin des infidèles, des naturalistes et des matérialistes, on ne voit pas une seule absurdité, mais des absurdités, des exclusions et des problèmes aussi nombreux que les atomes, perçues à l’œil nu.

Si l'on rapporte la question de l’air au Majestueux Créateur, alors cet air devient, avec tous ses atomes un soldat qui est prêt à obéir aux commandements du Tout Puissant. Il peut alors accomplir ses fonctions globales et illimitées, comparables à une fonction régulière d'atome, de manière facile, avec la permission et la force de son créateur auquel il s’affilie et sur lequel il s’appuie, avec la manifestation de la puissance de son Créateur, en un instant, avec la rapidité de l’éclair, la facilité de prononcer « Huwa » et l’ondulation de l’air, c'est-à-dire que l’air qui devient une page d’écritures à la fois illimitées, belles et coordonnées relevant de la plume de la puissance, ses atomes devenant les dents de cette plume, les fonctions des atomes se ramenant, quant à elles, aux points de la plume du pouvoir….tout cela étant, l’air fonctionne aussi facilement que le ferait un seul atome.


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Alors que j’observais le monde de l'air et lisais la page de cet élément dans mon exploration fictive de « Laailaahaillallah » et de « Qulhuwallah », j’ai vu cette vérité globale avec une clarté absolue dans le détail et la certitude.

De même qu’il y a dans le mot « Huwa » et son souffle cette si limpide preuve, et une telle lueur monothéiste, on retrouve dans sa signification et ses signaux, la manifestation lumineuse de l’unicité et le très consistant argument du monothéisme. Je sais, avec certitude, que le Saint Coran et les gens du Rappel répètent beaucoup, en ce qui concerne le Tawhid, ce mot sacré, pour aboutir à la question suivante : A qui se ramène la référence absolue et vague du pronom « Huwa » (lui) ?

Oui, en dépit du fait qu’en mettant deux ou trois points sur une feuille blanche réservée à un seul, ceux-ci se mélangent tous, qu’une personne qui effectue des travaux à la fois différents et multiples finit par les confondre, qu’en faisant porter un de lourds fardeaux à  un petit être vivant, on l’amène à s’effondrer, que la sortie d’une seule bouche de mots à la fois différents et multiples destinés à une seule oreille, et en même temps perturbe l’ordre et installe la confusion, en dépit de tout cela, j'ai vu avec certitude qu’on a placé, ou qu’on peut placer des milliers de points, de lettres et de mots différents les uns des autres dans chacune des composantes de l’élément « air » dans lequel j’ai erré par la pensée à l’aide et par l’intermédiaire de la clé « Huwa ». J’ai même erré dans chacun de ses atomes, sans en constater la confusion ou le désordre.

En dépit du fait que chaque composante, chaque atome exerce des fonctions très nombreuses, l’exercice de telles fonctions reste sans erreurs ni oublis. En dépit du fait qu’on fait supporter à cette composante et à cet atome des fardeaux lourds et multiples, ceux-ci les portent avec ordre et maîtrise, sans manifester de la faiblesse, sans lenteur ni aversion


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En dépit du fait que des milliers de mots entrent dans ces petites oreilles, et émanent de ces petites et fines bouches dans un ordre parfait, sous des formes et des acceptions variées, sans mélange ni corruption… en dépit du fait que chacun de ces atomes et de ces petites composantes exerce ces fonctions étranges et circule en toute liberté, avec extase et attraction, dans sa prédisposition et une langue de vérité mentionnée témoignant en ces termes, « Il n’ y a de divinité qu’Allah » et « Dis, c’est lui Allah », son ordre n’est pas corrompu et ses fonctions ne sont jamais perturbées du fait des orages, de la foudre, du tonnerre et des vagues qui rendent l'air turbulent. Aucun fait ne l’empêche de faire autre chose. C’est de cette façon que j’ai vu ces choses avec certitude.

Cela signifie qu’il doit y avoir dans chacun des atomes de l'air et dans chacune de ses composantes une sagesse infinie, une science et une volonté illimitées, un pouvoir et une capacité illimités, et une propriété qui, dans l’absolu, gouverne tous les atomes de sorte qu’ils soient le pivot de ces choses. Or, cela est non seulement impossible et absurde, avec le seul nombre des atomes, mais aucun Satan ne saurait y penser.

Ainsi, une telle page de l’air, naturellement à la mesure de la vérité, de la science certaine et de la vue certaine, est une page transformée par la plume de la puissance et du destin mis en œuvre par le Créateur avec une connaissance et une sagesse infinies, de l’ordre d’une « tablette d'effacement et de confirmation » substituée à la al-Lawhu’l-Mahfūz (tablette gardée), dans le monde du changement et dans les choses changeantes.

De même que l’élément air montre uniquement dans la fonction qui consiste à transmettre des sons, la manifestation de l’unicité précitée et des merveilles mentionnées, et manifeste l’absurdité illimitée de l’égarement, l’une des autres fonctions importantes de l’air consiste à transmettre les autres  subtilités comme l'électricité, la pesanteur, l’impulsion et la lumière, sans erreur, avec précision et ordre, en même temps qu’il s'engage à transmettre les sons tout autant que ces fonctions, il soutient avec un ordre parfait les choses nécessaires à la vie de l’ensemble des plantes et des animaux, comme la respiration et la pollinisation, et prouve, de manière péremptoire qu’il est un trône du commandement divin et de la volonté divine.


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Je suis absolument convaincu que ce phénomène prouve avec certitude qu'il n'y a, en aucun cas, la possibilité ou la probabilité d'une intervention du hasard, d’une force aveugle, d’une nature sourde, de causes aléatoires et sans finalités et de substances impuissantes, inertes et innocentes dans les écritures et les fonctions de la page de l’air.

J'ai su que chaque atome et chaque composante dit en ce qui le concerne « Laailaahaillallah » (Il n’y a de divinité qu’Allah) et « QulHuwallahouahad » (Dis : Allah est un). Comme j'ai vu ces merveilles dans la direction matérielle de l'air à l’aide de la clé « Huwa » mentionnée, l'élément aérien est également devenu une clé du monde des idéaux et de celui de la signification[y1] [CBI2] , comme l’est « Huwa »

Il ne m’a pas été dicté la partie restante. Mille prières de paix à tous !

Votre frère – Saïd Nursī

 

 [y1]Alemi Misal ve Alemi mana ..kontrol edilebilir.

 [CBI2]olarak âlem-i misal ve âlem-i manaya bir anahtar oldu.

 

Gençlik Rehberi ( 114 )