Dialogue avec des jeunes qui ont été victimes de tentations séduisantes et trompeuses et qui n'ont pas encore perdu la raison.

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Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Tout Miséricordieux

 

Dialogue avec des jeunes qui ont été victimes de tentations séduisantes et trompeuses et qui n'ont pas encore perdu la raison.

 

Certains jeunes sollicitent l’obtention de Rassail An-nur en disant : « Comment pourrions-nous, en ce moment, sauver notre vie de l’au-delà des attaques que mènent sur nous les distractions, les tentations trompeuses et attractives ? »

Moi, je leur ai répondu, au nom de la personnalité morale des Rassail An-nur : « La tombe existe, et cela, personne ne saurait le nier. Tout Homme y entrera, qu’il le veuille ou non ; et on n’y entre que par trois portes : 

Première porte

C’est celle par laquelle la tombe est, pour les croyants, une porte menant à un autre monde bien meilleur que celui d’ici-bas.

Deuxième porte

    C’est celle par laquelle, la tombe est une porte donnant sur une prison à perpétuité réservée à ceux qui croient en l'au-delà, mais qui persistent dans la frivolité et l’égarement. C’est la porte d’une prison individuelle qui leur est réservée, une prison où, séparés de tous leurs proches, ils croupiront séparément. Oui, ils seront traités de la sorte pour avoir opté de croire d’une telle façon, au lieu de vivre leur foi réelle. 

Troisième porte

    C’est celle de la mise à mort éternelle des négateurs et des égarés qui ne croient pas à l'au-delà. En d’autres termes, la tombe sera, pour ceux-ci, un gibet à l’aide duquel, ils seront pendus, ainsi que ceux qui leur sont chers. Dans la mesure où ils font preuve d’une telle croyance, ils seront traités de la sorte, en guise de punition.    

Ces deux dernières portes, de l’ordre de l’évidence, ne nécessitent pas de preuves, car leurs réalités se voient à l’œil nu.

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Etant donné que le terme de la vie reste secret et que la mort peut arriver à tout moment pour casser le cou de l’homme, ne faisant aucune distinction entre jeunes et vieux, il ne fait aucun doute que le plus gros problème qui est, en fait, aussi énorme que ce bas monde, celui auquel le pauvre homme est toujours confronté sans jamais pouvoir le résoudre, est de trouver le moyen d’échapper à une telle mort éternelle et à l’éternel emprisonnement cellulaire, de transformer la porte de la tombe en une porte qui s’ouvre sur un monde impérissable, un bonheur éternel et un monde de lumière.

D’un commun accord, cent vingt-quatre mille informateurs véridiques que sont les prophètes (paix sur eux), tous détenteurs de miracles comme signes de sincérité, nous informent que cette vérité irréfutable (l’existence de la résurrection) se manifeste conformément aux trois portes évoquées et que celles-ci, à leur tour, se réaliseront suivant les trois réalités mentionnées. Cent vingt-quatre millions de saints confirment aussi par la divulgation, la dégustation spirituelle et le témoignage, la véracité des nouvelles apportées par ces prophètes, et souscrivent à cette vérité même.

D’innombrables Oulémas chercheurs[1], faisant valoir des preuves péremptoires obtenues par le biais de la raison et de la certitude, confirment, à leur tour, la validité des informations apportées par ces prophètes et ces saints, à savoir que le fait d’échapper, un vrai échappement confirmé à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, à la mort et à la cellule éternelle, ainsi que le fait de transformer ce chemin   en bonheur éternel ; toutefois, cela n’est possible que par la foi et l'obéissance.

Voyons ! Quoiqu’on garde habituellement à l’esprit les propos d’un informateur unique dissuadant d’emprunter un chemin dangereux où la probabilité de perdition est de un pour cent, en dépit du fait que la douleur morale résultant de la peur de cette perdition coupe l'appétit à ceux qui, n'ayant écouté aucun informateur venu les avertir, empruntent quand même un tel chemin, bien que des centaines de milliers d'informateurs honnêtes et agréés nous aient informé qu’il y a cent pour cent de chances pour que l’égarement et la frivolité conduisent inévitablement l'Homme au gibet de la tombe dressé sous les yeux,

[1] L’un de ces chercheurs est “Rassail an nour” et le voici sur le terrain.



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et à son éternelle cellule d’emprisonnement individuel, bien qu’ils aient également apporté la nouvelle selon laquelle la foi et la servitude ont cent pour cent de possibilités d’éliminer ce gibet, de clore cette cellule individuelle et de transformer cette tombe béante en une porte donnant sur les trésors éternels et sur le palais du bonheur  dont ils ont montré les signes et les effets, bien qu’il y ait tout cela, moi, je vous interroge : si l’on donnait le sultanat du monde entier et les délices qui s’y trouvent à une seule personne, est-ce que cela pourrait anéantir la grande douleur causée par l'anxiété de celle-ci qui, à chaque instant, attend d’entrer dans la tombe dressée sous les yeux, si une telle personne déjà impuissante - surtout si elle est musulmane - et de surcroît confrontée à cette immense question à la fois étrange et terrifiante, n’a ni foi, ni servitude ?

Etant donné que la vieillesse, les maladies, les calamités et les décès, ravivent et rappellent, en tout lieu, une telle horrible douleur, il ne fait aucun doute qu'un enfer moral éclatera dans le cœur des égarés et des frivoles qu’il les brûlera, même si ceux-ci jouissent de centaines de milliers de plaisirs et de délices. Quand bien même, l'ivresse excessive de la négligence les empêche, pour le moment, de sentir la réalité d’un tel enfer.

Etant donné que les gens de la foi et de l’obéissance savent que la tombe qu'ils voient devant eux est, pour ce qui les concerne, une porte qui s’ouvre sur un trésor éternel et un bonheur qui ne disparaîtra jamais, étant donné qu’ils savent du même coup, qu’avec le document de la foi, ils gagnent le billet de loterie prédestinée qui leur conférera des acquis dans l’au-delà, leur procurant des milliards en termes d'or et de diamant. Ainsi ils attendent, à leur tour, l'appel exprimé en ces termes : « Venez prendre votre billet ! ». Ce plaisir réel et profond, et ce délice moral issus de cette attente constituent un plaisir qui ressemble à une graine, à tel point qu’en étant incarné et en devenant un arbre, il serait un paradis qui leur serait propre.

Au vu d’une telle connaissance, quiconque délaisse ce délice et ce plaisir énormes, et choisit, dans sa jeunesse, des plaisirs temporaires, illicites et dénotatifs de bassesse, ainsi que des caprices similaires à du miel empoisonné et infesté de douleurs illimitées, quiconque fait cela, est ravalé à un rang cent fois inférieur à celui des animaux.

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Encore mieux, il ne pourra même pas être comme les non-musulmans européens, parce que ceux-ci, même s’ils nient le Prophète (psl) il se peut, tout de même, qu’ils reconnaissent un autre prophète que lui. S’ils ne reconnaissent pas les prophètes, il se peut, tout de même, qu’ils reconnaissent Allah. S’ils ne reconnaissent pas Allah, il se peut, tout de même, qu’ils détiennent de bonnes qualités les menant à une certaine forme de perfection.

Quant au musulman, il connait les prophètes, son Seigneur et toutes les formes de perfection, par l’intermédiaire de Muhammad l’Arabe (psl). Un tel homme, quiconque cesse de s’inspirer de sa conduite, de s’attacher à sa voie, ne reconnaissant aucun autre Prophète, ignorant son Seigneur et ne gardant dans son âme aucun fondement de nature à préserver les perfections, dans la mesure où le fait de délaisser l’éducation islamique et les fondements de la religion établis par celui qui est à la fois le sceau et l’imam des Prophètes, celui qui trône au-dessus de tout le monde, en termes de miracles et de religion, étant entendu que sa religion et son appel s’étendent à toute l’humanité, lui qui est devenu le Professeur de tous les Hommes, et cela dans toutes les réalités, comme il a déjà eu à le prouver si admirablement, au cours de quatorze siècles, en sa qualité d'orbite de la fierté des Hommes, quiconque, disons-nous, délaisse tout cela, ne saurait, en aucun cas, trouver une lumière et une perfection. Celui-là est condamné à vivre dans la déchéance absolue.

Ô pauvres sans solution et de surcroît fascinés par les plaisirs de la vie d’ici-bas ! Vous autres qui vous inquiétez sur votre avenir et votre vie au point de trimer pour vous en sortir ! Si vous visez les délices, les plaisirs, le bonheur et le repos du monde d’ici-bas, contentez-vous des délices et des plaisirs que l’on trouve dans le cadre de la permissivité islamique, car cela suffit pour vous rendre heureux.


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Vous avez sans doute compris, sur la base des données qui précèdent, qu’un seul plaisir en dehors de cette permissivité recèle des milliers de peines.

Si l’on exposait les circonstances futures de la vie des gens acquis à l'immoralité, aux caprices et à la frivolité, circonstances devant se produire dans cinquante ans, par exemple, sur un écran de cinéma, actuellement, tout comme on le fait, actuellement, avec les événements du passé, les gens de l'infidélité, des caprices et de la frivolité pleureraient énormément sur ce dont ils rient à présent, et pesteraient contre eux-mêmes, et se détestant.

Alors, quiconque aspire au plaisir éternel, en ce monde terrestre et dans l’au-delà, n’a qu’à choisir comme guide, ce qu’il y a, dans le cercle de la foi, comme éducation Mohammadienne (paix et salut sur le détenteur d’une telle éducation).