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J'étais assis, un jour, devant la fenêtre de la prison d’Eskişehir
J'étais assis, un jour, devant la fenêtre de la prison d’Eskişehir. Alors que les grandes filles du lycée faisant face à cette prison dansaient et riaient dans la cour dudit lycée, je les perçues sous la forme de houri de la Géhenne[y1] [1], dans un tel paradis terrestre, mais tout à coup je me représentai ce qu’allait être leur situation dans cinquante ans, à un moment où leurs rires auront été devenus des pleurs à la fois douloureux et amers. De cette réalité découle ce qui suit :
Je vis la situation dans laquelle elles allaient se trouver dans cinquante ans, par le truchement d’un cinéma symbolique et fictif, à savoir que cinquante des soixante filles qui riaient allaient souffrir dans leur tombe, et seraient déjà transformées en poussière. Les dix autres filles restantes allaient atteindre l’âge de soixante-dix ans, mais allaient devenir laides, et inspirant le dégoût, et j’ai pleuré sur leur sort.
Il m’a été donné de voir les réalités des tourments de la fin des temps dont la plus vive et la plus trompeuse résulte des femmes éhontées qui ravissent aux hommes leur volonté et les jettent dans le feu de la débauche et de la frivolité, comme s’ils étaient des papillons, les amenant à préférer une seule minute de la vie terrestre à des années de vie éternelle. Une fois, alors que j’étais en train de regarder la rue, mon regard se posa sur un des exemples captivants d’un tel type de tentation. Alors, j’eus beaucoup pitié des jeunes, me disant en moi-même : « ces pauvres sont incapables de sauver leur âme du feu de cette tentation aussi attrayante que peut l’être un aimant. »
Pendant que j'étais préoccupé de penser à ce sujet, je vis la personne symbolique en état d'apostat qui attisait et diffusait cette tentation s’incarner devant moi ; alors, je lui dis, ainsi qu’aux athées qui en suivent les leçons :
« Ô toi, misérable qui sacrifies ta religion pour jouir des houris de la Géhenne , toi qui commets, par amour, l’acte stupide d’égarement, acceptes la libre pensée et l'athéisme au nom de tes passions et de tes propensions psychologiques, aimes la vie au point d’en être asservi, crains terriblement la mort, toi qui ne veux pas te rappeler de la tombe, toi qui es sur le point d’apostasier ! Sache, avec certitude, que ta vie terrestre dans sa globalité, ton monde, ton passé, ton avenir, ton espèce, ton espèce antérieure, les créatures, les générations futures, l’univers et les peuples anciens, les gens et les sectes à venir, sont tous morts et inexistants aux yeux de l'athéisme.
[1] Femmes vivant en enfer pour le tres mauvais usage qu’elles faisaient de leur
Femmes vivant en enfer pour le tres mauvais usage qu’elles faisaient de leur beautées dans la vie terrestre. Diye değiştirdi haşiyeyi..
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Tous ces mondes vagabonde et cet univers fluide avec lesquels tu es en relation en termes d’humanité et de raison, font pleuvoir sur ta tête, continuellement, à cause de ton égarement persistant, des douleurs intenses découlant d’une infinité, voire de quoi remplir la terre, de ces horribles décès, et qui te brulent le cœur, si toutefois tu es encore capable de sensation, te brulent l’esprit, si tu en as encore, et plongent ta raison dans des soucis et des tristesses, pourvu que celle-ci ne soit pas déjà éteinte.
Si ta stupidité dans l’ivresse et le plaisir malveillant qui ne dure qu’une petite heure, peuvent servir d’alternative à ces soucis, ces douleurs et ces tristesses sans fin, reste donc dans une telle stupidité ! Sinon, retourne à ta droiture et écoute la leçon du Saint Coran, au point de te débarrasser de géhenne moral, d’accéder au paradis moral que fait obtenir la foi, fût-ce dans ce monde, et de goûter à la joie de vivre. Substitue au plaisir partiel et périssable qui ne dure qu’une minute, les plaisirs complets, durables et pérennes découlant de la foi[1]. »
Ne dis pas : « Je vais mener ma vie comme un animal !», parce que le passé et le futur pour l'animal sont de l’ordre de l'invisible. Allah le Sage, le Clément a dispensé celui-ci d’un nombre illimité de douleurs, puisqu’il ne l’informe pas de l'invisible. Même le poulet que tu plaques au sol, pour l’égorger, ne ressent absolument pas de mal et de tristesse ; il veut sentir cela au moment du passage du couteau, mais la sensation le quitte et il se débarrasse de cette douleur.
[1]Oui, la foi peut générer les plaisirs d’un paradis moral, fût-ce dans ce bas monde. Observe un seul des centaines d’avantages que procurent ses lumières délicieuses: De même qu’au moment même où tu vois une personne que tu aimes beaucoup mourir dangereusement, où soudain surgit un médecin comme Luqman ou Khidr et où, tout à coup, se lève et guérit cette personne que tu aimes, en te laissant ressentir une joie immense, de cette même façon, la foi te procure une joie et une gaité aussi grandes que sait l’être le nombre des défunts que tu aimes et auxquels tu es liés, car les millions de gens qui te sont chers et qui sont dans le cimetière du passé, ressuscitent, brusquement, devant toi, par-delà le péril et la mort, grâce à la lumière de la foi. Ceux-là retrouvent la vie et disent : « Nous ne sommes pas morts, nous ne mourrons jamais ! »
La joie et le plaisir infinis–qui découlent de leur sens de la rencontre et de la vie, au lieu de la souffrance illimitée émanant de l’infinité de séparation- découlant de la foi, fût-ce dans ce monde, indiquent que la foi est un noyau qui engendre et engendrera les fruits du paradis, avec la totalité de leurs délices et de leurs avantages réservés aux gens de la foi.
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Donc, la clémence d’Allah le Tout-Puissant, sa pitié et sa compassion à son égard, qui se trouvent être très grandes, considérables et très complètes, résident dans le fait de ne pas lui dévoiler l’invisible. Sa clémence, sa pitié et sa compassion sont sous leur forme la plus complète, particulièrement à l’égard des animaux innocents.
Ainsi, tu ne peux non seulement pas rattraper les animaux pour ce qui est du plaisir par une stupidité, mais dans ta chute, tu descends à des milliers de degrés en-dessous d’eux. En effet, ton esprit voit des choses qui, pour l'animal, relèvent de l'invisible, et ressent la douleur de ces choses. Tu es totalement privé du repos complet qui réside dans le voilement de l’invisible.
Ensuite, tes bonnes qualités telles que la fraternité, le respect, la révérence et la magnanimité qui te sont un motif de fierté, sont limitées à un temps très précis. C’est comme si ces qualités se confinaient dans un endroit du grand désert aussi petit qu’un doigt, et ne concernaient dans l’échelle du temps illimité, que l’heure actuelle. Aussi sont-elles artificielles, temporaires, fausses, secondaires et très partielles, propres à minorer, ton humanité et tes perfections sont réduites dans la même proportion. Elles ne correspondent à rien, et ont perdu toute leur valeur.
A l’opposé, la fraternité, le respect, l’amour et la magnanimité des gens de la foi cernent le passé et l'avenir qui existent en termes de foi, raison pour laquelle leur humanité et leurs perfections s’élèvent sous ce même rapport.
Ensuite, tu gagnes pour ce qui concerne les choses de ce monde, car tu donnes à un temps et à une vie étroits et courts, le prix que tu aurais dû donner à une vie plutôt longue, durable et large, tout comme un Juif fou et marchand de diamants qui achète des tessons de bouteilles au prix des diamants. Il ne fait pas de doute que tu trônes dans ce domaine, et en plus, vis une minute avec les désirs d’une année entière, conçus en termes de passion, d'amour et de représailles extrêmes. Voilà ce qui explique que tu sois, temporairement, au-dessus des religieux.
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Ensuite, ton esprit, ton âme, ton cœur et tes sentiments partagent les turpitudes de l'âme méprisable, ainsi que les sordides et perverses tendances et l’aident en délaissant leurs hautes fonctions, raison pour laquelle tu trônes au-dessus des religieux, ici-bas, et tu sembles plus aimable que ceux-ci ne le sont, extérieurement, parce que ton esprit, ton cœur et ton âme, sont ravalés au dernier rang, et se transforment en un désir pervers et sordide, en une âme abjecte, basse et défigurée. De ce point de vue, il ne fait aucun doute que tu auras, une supériorité temporaire qui te vaudra la Géhenne (l'enfer) et vaudra aux gens de la foi opprimés le Paradis.