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Sixième parole
[La vente de soi à Allah est la transaction la plus enrichissante]
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ﴿ إِنَّ اللهَ اشْتَرَىٰ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنْفُسَهُمْ وَأَمْوَٰلَهُمْ بِأَنَّ لَهُمُ الجَنَّةَ ﴾[1]
Vendre son âme et ses biens à Allah la Vérité, le Tout-Puissant, ainsi que sa servitude et son engagement à le servir comme un soldat, quel commerce prospère et quel grade de noblesse, pour celui qui sait le faire ! Si tu veux comprendre cela, suis ce court récit symbolique.
[L’allégorie selon laquelle un roi confie sa ferme privée à deux de ses sujets]
Un Sultan avait, un jour, placé une ferme sous la tutelle de deux de ses sujets, chacun en ce qui le concernait. Il y avait tout dans cette ferme : des usines, des machines, des chevaux et des armes ; mais cela coïncidait avec une atmosphère où la guerre faisait rage, et ainsi, rien n’était stable : les choses étaient sujettes à la dispersion ou à la transformation. .
[Le décret du roi: vendre temporairement la ferme]
Le sultan leur envoya, de par la plénitude de sa clémence, quelqu’un de spécial et de généreux parmi ses messagers, qui devait leur parler d’un ordre royal rempli de clémence et exprimé en ces termes :
« Vendez-moi mon dépôt actuellement entre vos mains. Ainsi, je vous la garderai, afin qu’elle ne soit pas perdue en vain. Je vous la rendrai à la fin de la guerre sous une forme meilleure, et comme si une telle ferme vous appartenait.
[1]"Certes Allah a acheté aux croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis"Sourate/ le repentir, verset 111.
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Je vous paierai une grosse somme, mais toutes ces machines et ces outils dans l'usine fonctionneront à mon nom propre, et dans mon atelier. Le prix de cette ferme atteindra une proportion allant de un à mille, et je vous verserai tous les bénéfices. Sachez que vous êtes impuissants et pauvres, et vous ne pourrez jamais vous permettre de supporter les frais de ces gros travaux. Moi, je prendrai en charge tous les frais et équipements et vous donnerai la totalité des recettes et des profits. Je laisserai la ferme entre vos mains, jusqu'au moment de la démobilisation. Vous voilà doubler vos bénéfices à cinq niveaux !
[La menace du roi]
Si vous ne me la vendez pas, elle disparaitra de vos mains comme de celles de toute autre personne que vous, car comme vous le voyez, personne ne peut conserver ce qui est entre ses mains, et cette ferme sera nulle et non avenue. Dans ce cas, vous serez privés de ce prix élevé. Ces machines et ces balances délicates, sensibles et précieuses perdront aussi toute leur valeur, par manque de minéraux et de travaux précieux à réaliser. Vous serez responsables des difficultés, du coût et du maintien de l’administration, et serez punis comme quiconque trahit la confiance placée en lui, ce qui serait des pertes doubles situées à cinq niveaux.
S’agissant du fait de ne vendre qu’à moi, cela veut dire devenir un soldat pour moi, et agir à mon nom propre. Alors, au lieu d'être des prisonniers ordinaires, des personnes négligentes et dispersées, vous deviendrez de libres et spéciaux concierges pour le grand sultan »
[Le sujet sage accepte l’ordre du roi - mais l’arrogant refuse]
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Après avoir entendu ce discours royal dans lequel le Sultan les honorait, le sage d’entre eux dit : «Á vos ordres, je vends avec fierté et mille remerciements !»
S’agissant de l’autre qui était arrogant, pétrie d’une hargne pharaonique, ivrogne et égoïste, on dirait qu’il allait rester immortel et éternel dans cette ferme ; Il dit, inconscient des vicissitudes et des agitations de la vie : « Non ! De quel Sultan s’agit-il ? Je ne vendrai jamais ma possession ! Je ne gâcherai jamais mon repos et mon aise ! »
Peu de temps après, le premier homme fut promu à un rang que les gens lui enviaient. Celui-ci entra dans les bonnes grâces du Sultan et vivait, joyeusement, dans son propre palais.
Quant à l'autre, il vécut une malheureuse situation qui amena les gens à le plaindre tout en disant : « Il mérite son sort, car c’est de sa propre faute, parce qu’il a perdu son bonheur et ce qu’il possédait. Ainsi, ce qui lui arrive n’est d’autre qu’un châtiment, qu’une sanction !»
[Le sens de l'allégorie]
Ô âme foisonnant d'ambitions et de désirs, découvre donc la réalité de ce récit, en considérant ce qui suit !
Le Sultan en question dans le récit est ton Saigneur Créateur, le Souverain de l'éternité
Les fermes, les machines, les outils et les balances symbolisent ce que tu possèdes dans la vie d’ici-bas et ce que tu possèdes comme corps, âme et cœur, organes de sens apparents et cachés, tels que l'œil, la langue, l'esprit et l'imagination.
Le noble messager en question est le Messager d’Allah (paix et salut sur lui).
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Le décret royal et ses dispositions symbolisent le Saint Coran, qui publie dans le verset suivant, le grand commerce que nous sommes en train de faire :
إِنَّ اللهَ اشْتَرَىٰ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنْفُسَهُمْ وَأَمْوَٰلَهُمْ بِأَنَّ لَهُمُ الجَنَّةَ[1]
En ce qui concerne le champ de bataille, mouvementé et plein de rage, il symbolise les fluctuations de la vie terrestre où rien n’est stable, et où tout, au contraire, fait l’objet de bouleversements, de mutations et de corruptions, amenant l’homme à s’interroger en ces termes :
« Puisque tout nous échappera, périra et disparaitra, voyons, n'y a-t-il pas un moyen de conservation et de pérennisation ? »
Alors qu'il s’interrogeait et se mettait à réfléchir, de cette façon, on entendit un écho céleste venant du Saint Coran dire : « Si, il y en a un ! C’est un moyen pertinent, commode et rentable à cinq niveaux. »
Question : Qu'est-ce qu’un tel moyen ?
Réponse : Il s’agit de vendre l’objet confié à son propriétaire légitime. Dans une telle vente, le bénéfice est doublé, à cinq niveaux.
[Le bénéfice quintuple de vendre son âme à Allah]
Le premier bénéfice : L’argent déjà dépensé reste acquis à son propriétaire, car cette vie éphémère, lorsqu’elle est consacrée au service Al-Qayyum d’Allah, l’Eternel, le Permanent, le Détenteur de la Majesté, alors, elle se mue en une vie pérenne, générant des fruits tout aussi pérennes. Dans ce cas, les minutes de la vie, en s’écoulant, restent comparables aux graines de semence et aux amandes.
[1]"Certes, Allah a acheté aux croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis"
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Le décret royal et ses dispositions symbolisent le Saint Coran, qui publie dans le verset suivant, le grand commerce que nous sommes en train de faire :
إِنَّ اللهَ اشْتَرَىٰ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنْفُسَهُمْ وَأَمْوَٰلَهُمْ بِأَنَّ لَهُمُ الجَنَّةَ[1]
En ce qui concerne le champ de bataille, mouvementé et plein de rage, il symbolise les fluctuations de la vie terrestre où rien n’est stable, et où tout, au contraire, fait l’objet de bouleversements, de mutations et de corruptions, amenant l’homme à s’interroger en ces termes :
« Puisque tout nous échappera, périra et disparaitra, voyons, n'y a-t-il pas un moyen de conservation et de pérennisation ? »
Alors qu'il s’interrogeait et se mettait à réfléchir, de cette façon, on entendit un écho céleste venant du Saint Coran dire : « Si, il y en a un ! C’est un moyen pertinent, commode et rentable à cinq niveaux. »
Question : Qu'est-ce qu’un tel moyen ?
Réponse : Il s’agit de vendre l’objet confié à son propriétaire légitime. Dans une telle vente, le bénéfice est doublé, à cinq niveaux.
[Le bénéfice quintuple de vendre son âme à Allah]
Le premier bénéfice : L’argent déjà dépensé reste acquis à son propriétaire, car cette vie éphémère, lorsqu’elle est consacrée au service Al-Qayyum d’Allah, l’Eternel, le Permanent, le Détenteur de la Majesté, alors, elle se mue en une vie pérenne, générant des fruits tout aussi pérennes. Dans ce cas, les minutes de la vie, en s’écoulant, restent comparables aux graines de semence et aux amandes.
[1]"Certes, Allah a acheté aux croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis"
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Comme celle-ci, elle se désagrège à l'extérieur, mais en ce qui la concerne, fait apparaitre des fleurs de bonheur dans le
monde éternel. Elle fait aussi pousser des épis et offrent un panorama lumineux et utile dans le monde du Barzakh[1].
Le deuxième bénéfice : L’homme se voit offrir une récompense de l’ordre du Paradis.
Le troisième bénéfice: La valeur de chaque membre et de chaque organe des sens passe de une à mille, A titre d’exemple, l'esprit est un instrument ; si tu t’en sers pour le compte de l’âme, au lieu de le vendre à Allah, il deviendra, alors, un instrument sinistre et embarrassant qui t’affaiblit, puisqu’il est relégué au rang d’un instrument sinistre et nuisible, faisant porter à ta pauvre tête impuissante, les tristesses du passé et les redoutables horreurs du futur. C’est pour cette raison que, souvent, le pervers se réfugie dans l’ivresse ou le divertissement, pour se débarrasser des troubles et des faiblesses de son esprit. Par contre, si tu le vends à son propriétaire légitime, et l’utilises à son compte, il sera une clé énigmatique qui ouvrira les trésors sans bornes de la clémence d’Allah, donnant accès aux trésors illimités de sa sagesse dans cet univers. A cet égard il atteindra le grade de « Guide religieux » chargé de préparer son détenteur au bonheur éternel.
[1](al-barzakh) Intermédiaire. Il s’agit d’un terme coranique désignant le monde intermédiaire entre cette vie et l’au-delà - c’est «le monde entre celui des significations incorporelles et celui des corps physiques». Dans le monde intermédiaire, les actions menées par les êtres humains dans cette vie prendront des formes physiques sublimes ou horribles. Ce sera alors le cas qui, comme le dit le Bienheureux Messager (psl): "La tombe est soit l’un des jardins du paradis, soit l’une des fosses de l’enfer".
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A titre d’exemple, le sens de l’œil est une fenêtre par laquelle l’esprit observe le monde. Si tu l’utilises pour le compte de l’âme, au lieu de le vendre à Allah le Tout Puissant, il deviendra, à force de contempler le beau et certaines scènes éphémères, un serviteur ravalé au rang des courtiers de l’obscénité et de la turpitude dans le domaine du désir et de la passion. Toutefois, si tu vends l’œil à son créateur qui voit tout, et l’utilises dans Sa voie, et dans le cercle de Sa permission, dans ce cas, un tel œil est élevé au rang de lecteur de ce grand livre qu’est l'univers, d’observateur des miracles de l'art divin dans ce monde et d’une abeille bénie tirant son nectar des fleurs de la clémence, dans le jardin du globe terrestre.
Un troisième exemple, Si tu ne vends pas la force gustative de ta langue au sage Créateur de celle-ci, mais l’utilises pour le compte de l’âme et au nom de l’estomac, ta langue dégénérera et sera ravalée au rang d’un garde-barrière de l'usine traitant des affaires de l’estomac et de l’écurie. Par contre, si tu la vends, cette langue, au Généreux Pourvoyeur, sa force gustative sera promue au grade de surveillant chevronné des magasins de la clémence divine et d’inspecteur, plein de gratitude, des cuisines de la capacité divine,
Mais, Attention, esprit ! Peut-on comparer le rang d’instrument sinistre au grade de clé de l’univers ?
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Ô œil, regarde bien ! Ya –t-il commune mesure entre le rang d’entremetteur ordinaire et celui d’observateur averti de la bibliothèque divine ?
Ô langue, déguste bien ! Peut-on comparer le piètre statut de gardien d’écurie et de concierge d’usine, au grade d’observateur des coffres spéciaux de la miséricorde divine ?
Si tu apprécies les autres membres et organes des sens sur cette base, alors tu te rendras compte que le croyant acquiert réellement une qualité digne de lui valoir le Paradis et que le mécréant, de son côté, acquiert vraiment une qualité digne de lui valoir la Géhenne. Tu te rendras aussi compte que la raison pour laquelle chacun des deux hommes mérite son sort s’explique par le fait que le croyant, grâce à sa foi, utilise la confiance placée en lui au nom d’Allah et sous sa permission, alors que le mécréant utilise cette confiance en la trahissant et la détournant pour le compte de son âme qui lui dicte le mal.
Le quatrième bénéfice :
L’homme est faible, alors qu’il fait face à de multiples épreuves. il est pauvre, alors qu'il a de besoins multiples. Il est impuissant, alors que le fardeau de sa vie est très lourd S’il ne s’appuie pas sur le Tout Puissant détenteur de la majesté, ni ne s’en remets à lui, ni ne compte sur lui, ni ne se soumet à lui, sa conscience restera toujours accablée par les tourments, sous l’emprise d’épreuves, de peines, de chagrins et de souffrances dénués de tout sens qui feront de lui un alcoolique ou une bête féroce.
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Le cinquième bénéfice : Les gens de goût[1]et de dévoilement[2], ainsi que les gens de spécialité et d’observation ont reconnu que le culte de tous ces membres et organes de sens, assortis de la louange qu’ils proclament et le prix élevé de leur vente à Allah, te sera donné sous la forme de fruits paradisiaques, à un moment où tu en auras beaucoup besoin.
Ainsi, si tu ne pratiques pas ce commerce rentable à cinq niveaux, tu descendras dans les bas-fonds d’une perte à cinq niveaux, outre le fait qu’on te privera de ces profits.
[La quintuple perte de refus de vendre son âme à Allah]
Première perte : Les biens la progéniture que tu aimes tant, l’âme et la passion, que tu aimes au point d’en être asservi, la jeunesse et la vie qui te fascinent, tout cela te quittera, en te laissant, cependant, des péchés et des souffrances qu’il te faudra supporter.
Deuxième perte : tu seras puni pour avoir trahi la confiance qui t’a été faite, pour avoir été injuste envers ton âme, en utilisant tes si précieux membres et sens dans les choses les plus sales et les plus méprisables.
Troisième perte : Tu as dévié de la sagesse divine, offensée, en ravalant les précieux membres et sens humains, dans leur totalité, à un rang bien au-dessous de l’animalité.
Quatrième perte : Tu auras toujours à pousser des cris de consternation, sous les claques que t’auront infligées la séparation et la disparition, en faisant porter à ta petite tête, malgré ton état d’impuissance et de pauvreté, le lourd fardeau de la vie.
[1] Qui prennent plaisir à observer les noms d’Allah tels qu’ils les voient dans les choses.
[2] Ceux pour qui certaines merveilles son dévoilées par Allah, de manière à ce qu’ils puissent les observer.
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Cinquième perte : Elle consiste dans le fait de détourner les dons du Clément, tels que l’esprit, le cœur, l’œil, la langue, qui t’ont été faits pour te faire obtenir les rudiments de la vie éternelle et les accessoires du bonheur dans l’au-delà. Le fait de convertir ces dons en images abjectes va, donc, t’ouvrir les portes de la Géhenne.
A présent, considérons la vente. Voyons ! Celle-ci, est-elle si lourde et si difficile que beaucoup de gens la fuient ? Non ! Elle n’est absolument pas lourde et difficile ! En effet, le domaine du licite est assez vaste pour, suffisamment, permettre le repos et correspondre aux désirs, il n’y a donc pas lieu de tomber dans l’illicite. Pour ce qui est des obligations divines, elles sont légères et peu nombreuses. Pour ce qui est du fait de devenir serviteur et soldat d'Allah, c'est un honneur si doux qu'il ne peut être décrit.
S’agissant de la fonction, il convient que l’homme, en l’assumant, commence par le nom d’Allah, en étant uniquement son soldat. Il convient aussi qu’il donne et prenne au nom d’Allah, agisse et se tranquillise dans les limites de Sa permission et de Sa loi, demande pardon s’il se trompe, et supplie en ces termes : ' Seigneur, Pardonne notre négligence et agrée-nous comme tes serviteurs. Rends-nous dignes de garder ce que tu nous as confiés, jusqu’au moment où tu auras décidé de le reprendre ! '
Amīn.